Enseignement supérieur au Sénégal 58 établissements privés autorisés par l’ANAQ-SUP à délivrer des diplômes

Au total, 58 établissements privés d’enseignement supérieur sont désormais habilités à délivrer des diplômes reconnus, selon le professeur Lamine Guèye, secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANAQ-SUP).

Cette décision fait suite à un processus rigoureux d’évaluation mené entre 2020 et 2023 par l’ANAQ-SUP, impliquant 78 établissements privés. « Sur 75 établissements évalués durant cette période, 58 ont reçu un avis favorable pour délivrer des diplômes de l’enseignement supérieur, ce qui représente un taux d’habilitation d’environ 77% », a précisé le professeur Guèye lors de la remise officielle des rapports d’activités 2020-2023 de l’ANAQ-SUP au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).

Le professeur Guèye a ajouté que deux procédures distinctes ont été mises en œuvre par l’ANAQ-SUP : d’une part, l’évaluation institutionnelle nécessaire à l’habilitation pour délivrer des diplômes selon le système LMD, et d’autre part, l’évaluation des programmes pour leur accréditation.

En ce qui concerne les programmes spécifiques, « 218 sur 279 programmes soumis au conseil scientifique entre 2020 et 2023 ont été accrédités, soit un taux d’accréditation avoisinant 78% », souligne-t-il.

Le professeur Guèye a rappelé les deux critères essentiels à la reconnaissance officielle d’un diplôme au Sénégal : d’abord, l’habilitation de l’établissement par le MESRI après avis favorable du Conseil scientifique de l’ANAQ-SUP ; ensuite, l’accréditation spécifique du programme de formation par l’ANAQ-SUP.

« C’est cela qui donne toute sa portée à l’assurance qualité. Il est essentiel que tous les Sénégalais soient clairement informés des formations et des établissements validés par l’ANAQ-SUP », insiste-t-il.

De son côté, le ministre Abdourakhmane Diouf a reconnu « les avancées significatives » obtenues en matière de qualité, tout en soulignant l’existence de défis majeurs. Il recommande en priorité de renforcer les cellules internes d’assurance qualité par la création de lignes budgétaires dédiées.

Selon le MESRI, il est impératif que « tous les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités, respectent la réglementation en soumettant systématiquement leurs programmes à l’accréditation, critère indispensable pour la reconnaissance des diplômes ».

Enfin, il estime nécessaire une révision, une mise à jour et une harmonisation des textes régissant l’enseignement supérieur et la recherche.